Commune de Le Moutaret

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Histoire

LE MOUTARET :

ETHYMOLOGIE LOCALE

Du latin manosterium = monastère. Variante : Domaine appartenant au monastère.

Donne son nom à la commune. Nom de lieu tout comme pour Mottier (Isère), Moutiers (Savoie) ou le ruisseau de Mouteret (La Ferrière).

Formes anciennes : Mostaret, Moytaret, Mosteret - XIIIe siècle Paroisse de Mostareti - XIVe siècle Villa Mostaretum - 1339 église de Mostereto - XVe siècle.

Paroisse et commune du Motaret, du Montaret - Variantes observées dans les archives, entre les XVIIIe et XIXe siècles.

PETITE HISTOIRE AU FIL DU TEMPS

Une enquête administrative du 19e Siècle nous informe que le village du Moutaret existe depuis des temps immémoriaux et peu d’informations sont réunies afin d’en déterminer avec certitude les origines.

L’étonnante discrétion historique de notre commune la couvre comme d’un voile de mystère, au-delà des mémoires individuelles et collectives de ses habitants ou encore des comptes rendus et documents administratifs.

C’est donc avec prudence et réserve que nous tentons d’apporter un peu de lumière sur des périodes lointaines, à travers certains indices laissés malgré tout par le temps.

Certes de grandes zones d’ombres demeurent, mais soyons en certains, avec ou sans Histoire nous n’en demeurerons pas moins heureux.

DES ORIGINES A LA FEODALITE

Bien que notre étude se poursuive, nous pouvons d’ores et déjà situer les premières occupations humaines sur le territoire municipal à l’Age du Bronze (période Préceltique). Les données historiques anciennes se résument à la mention de trois peuples originels : les Ligures, les Ibères et les Celtes.

L’habitat était pour le moins précaire. Il se localisait très probablement au nord ainsi qu’à l’est de la commune. A l’âge du fer (période Celtique), les Celtes, peuple des gaules, s’infiltrent progressivement dans les Alpes et le Graisivaudan, où ils se diluent entre les VIe et IIIe Siècles avant notre ère. L’un des plus puissants groupes celtiques, s’installa dans notre région : les Allobroges, estimés si braves et si vaillants entre tous les gaulois. implantations humaines(montage topographique - Marc Grambin)

Les foyers préceltiques sont abandonnés, au fur et à mesure de la multiplication de petits domaines, des défrichements et des mises en culture des sols. Progressivement, à la période gauloise, les huttes sont délaissées au profit de premières constructions, intriquant le bois et la pierre. On retrouve ainsi, selon une étude toponymique, la notion d’un oppidium gaulois protégé, au hameau de Freydon.

A la période romaine, il apparaît que le centre du village se situe déjà à proximité du Bourg actuel, avec la notion de villa romaine comprise dans le nom du lieu-dit Au Lavilla (Section cadastrale D), terre au dessus de la vieille route de Vimene (toponyme de Vienne et lieu-dit local), ainsi que Le Muret (plan vertical de pierres soit naturel avec le sens de rocher à pic, soit bâti et il s’agit alors le plus souvent de fortifications romaines ou pré-romaines).

L’emplacement judicieux de toutes ces installations sera un point d’attraction pour les repiquages humains ultérieurs, tandis que la langue s’incrustre et qu’il en demeure de nombreux restes dans la toponymie locale.

La religion chrétienne s’implante et l’Eglise catholique romaine et apostolique s’établit et se développe, avec son organisation, ses biens et ses pouvoirs temporels. En 380, le diocèse de Grenoble-Genève était constitué et saint Domnin, évangéliste des Alpes Occidentale, en est l’évêque. Les paroisses de Barraux, Grignon et Saint Maximin, dépendantes du prieuré de Barraux, semblent établies au IVe Siècle.

PERIODE BURGONDE ET SARMATE

Au Ve Siècle, les Burgondes, peuple germanique, après avoir été vaincus par les romains, sont intégrés comme auxiliaires de l’armée romaine et reçoivent le droit de s’établir en Savoie (Sapaudia = pays des sapins). Ils envahissent alors progressivement toute la contrée alpestre. Leur chef, Gondebaud, fonde le premier royaume de Burgondie, dont le Dauphiné fait partie avec Vienne comme capitale, en 443.

Leurs implantations respectives sont présentes tout autour de Bramefarine, primitivement en hauteur en raison d’un choix (être protégé, voir et être vu), mais aussi du terrain concédé par hospitalité des autochtones et devoir de partage. Les implantations étaient toutes plus ou moins pourvues d’un « belvédère » dont les noms varient ... notamment en Vizioz.

PERIODES MEROVINGIENNE ET CAROLINGIENNE

Vainqueurs des Gallos-romains à Soissons, en 486, les Francs mérovingiens, conduits par Clovis, s’étendent vers le Sud de la France. La province est alors annexée au royaume Franc, fixant les Burgondes et les Sarmates à la terre et à son exploitation.

Le temps passe … Le royaume Burgonde est morcelé. Le Graisivaudan échoit tour à tour à Clotaire, Théodoric, Dagobert, Pépin puis est conquis par Charles Martel et passe sous la domination de Charlemagne …

En 726, le Franc Abbon, gouverneur de la province des Alpes Grées et Cottiènes, fonde le monastère de La Novalaise et donne aux moines presque tous ses biens, notamment ceux du Graisivaudan et de la vallée d’Allevard. De cette fondation, entourée des meilleurs égards, naîtra une multitude de centres paroissiaux et de petits monastères (petits moustiers), comme celui du Moutaret, répandant l’instruction religieuse, inspirant l’amour du travail et de l’économie, se chargeant des devoirs de l’hospitalité.

INVASION SARRAZINE

En 732, les Arabes vaincus à Poitiers n’avaient pas tous repassé les Pyrénées. Remontant la Garonne, le Rhône et l’Isère, des bandes importantes, auxquelles s’ajoutèrent d’autres ethnies, se réfugièrent dans les hautes vallées alpestres. De là, ils partaient saccager, piller et détruire les biens, ainsi que rançonner les pélerins et voyageurs. Ils saccagèrent la région jusqu’à la fin du Xe Siècle. Insécurité et peur avaient gagné le plus grand nombre, les évêques s’étaient réfugiés dans le comté de Sermorens et le monastère de La Novalaise évacué. Les ordres se trouvèrent disséminés et avec eux, peut-être, le monastère du Moutaret.

Pour libérer son diocèse, l’évêque de Grenoble, Isarn, mena ses soldats et les principales familles du Graisivaudan à la victoire. De sa propre autorité de libérateur, il distribua alors « des châteaux pour y habiter et des terres pour les cultiver ». Isarn concilia son pouvoir religieux à celui de comte, par droit de conquête. Ses successeurs partageront de plus en plus ce nouveau droit comtal avec un avoué, dont l’un d’eux finira par usurper le titre de comte chateau fort st maximin(maquette restitution château fort d’Avalon - Eric Tasset)

NAISSANCE DE LA COMMUNE

mandement avalon et grignon La commune du Moutaret est issue du démembrement du mandement d’Avalon et Grignon et de la communauté d’Avalon en 1790. Par arrêté du représentant du peuple du 16 frimaire an III (6 décembre 1794), elle est réunie à Allevard (avec les communes de Pinsot et de La Chapelle du Bard), puis en est détachée par arrêté du 9 brumaire an X (1801) pour être érigée en commune particulière du canton d’Allevard.

La réorganisation du territoire s’associa à la mise en place des transformations administratives locales. La communauté laisse place à la commune et le consul au maire, avec toutefois pour lui de nouvelles fonctions puisqu’il aura à gérer directement la commune, tout en représentant au mieux les intérêts du pouvoir central, en exerçant des pouvoirs sous le contrôle du conseil municipal et des nouvelles autorités. timbre mairie royaute

Les premières élections du Moutaret ont lieu en 1790. Le citoyen Puissant Jean est élu maire, fonction qu’il ne pourra cependant pas conserver, étant déclarée incompatible avec celle de curé. En 1791, le maire-curé est remplacé à l’occasion de nouvelles élections.

Les premiers registres administratifs apparaissent et les neuf registres paroissiaux qui ont servi à constater les naissances, mariages et décès sont remis par le citoyen Puissant au maire, le Dimanche 30 Décembre 1792, afin de les « clore et arreter » pour qu’ils soient déposés à la maison commune, conformément à la loi. Le citoyen Gaspard Porte, notable de la commune, est élu officier public.



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